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samedi 12 décembre 2009

Que penser des éoliennes ? Tribune libre

laterre.gif L'impérieuse nécessité de la réduction des émissions de gaz à effet de serre conduit parfois à des politiques absurdes. Lisez la chronique de Jacques Attali. (tribune proposée par JP Fourcade).

L'impérieuse nécessité de la réduction des émissions de gaz à effet de serre conduit parfois à des politiques absurdes, résultats de la précipitation d'hommes politiques (pour qui l'écologie représente d'abord des voix) et de l'avidité d'entreprises (pour qui le "vert" signifie surtout des profits). Ainsi du développement des éoliennes, considérées aujourd'hui comme une source incontournable d'énergie renouvelable, au même titre que le solaire. Sans évoquer leur dimension esthétique ni leur pollution sonore, que chacun peut apprécier à sa guise, leur utilité, dans une politique de croissance durable, est hautement problématique.

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jeudi 6 août 2009

"Banques: le triomphe des coupables" par Jacques Attali

Un article par Jacques Attali sur slate.fr lire cet article sur Slate

En 1929 une réglementation très stricte avait été imposée aux banques responsables de la crise, ce n'est même plus le cas.

La crise, chacun le sait, est largement de la faute des banques américaines, qui ont trop prêté et développé des produits spéculatifs. Pour les sauver, le Trésor américain leur a prêté de l'argent sans intérêt. Celles de ces banques qui n'ont pas fait faillite continuent à agir comme avant, inventant de nouveaux produits spéculatifs et ne prêtant, très chers, qu'à celles des entreprises qui n'ont pas vraiment besoin de leur argent.

Elles ont, en plus, aujourd'hui, une raison supplémentaire d'agir ainsi: tous les régulateurs leur enjoignant de reconstituer leurs fonds propres, elles le font, non seulement en utilisant tous les artifices comptables rendus possibles par les réformes d'avril, mais aussi en refusant de prêter aux particuliers et en exigeant des intérêts énormes des grandes entreprises désespérément à la recherche de liquidités.

Comme les intérêts que ces banques versent aux déposants sont proches de zéro, leurs bénéfices sont énormes. Et avec eux, elles peuvent recommencer à développer des produits spéculatifs, avec lesquelles elles comptent refaire les mêmes profits que par le passé, sans que personne ne vienne même, cette fois, leur opposer des réglementations. Et nul ne peut protester: qui pourrait se mettre mal avec son banquier ?

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lundi 22 juin 2009

Qui a le droit ? D’faire ça à des enfants qui croient vraiment c’que disent les grands ?

La crise qui a bon dos ! Elle semble justifier des dérives inédites de déficits publics, l’accumulation de montagnes de dettes inconnues, même aux lendemains des pires conflits mondiaux. Et pourtant certains sujets de dépenses exponentielles restent tabous puisque le corps politique, toutes sensibilités confondues, n’a pas le courage de les aborder de face, avec un esprit de consensus qui soit à la hauteur de l’histoire et des défis qu’ils nous lancent !

Au train où vont les choses, l’endettement insensé, et les déficits non maitrisés, vont générer une dette dont les simples taux d’intérêts consommeront les seules richesses distribuables aux Français pour survivre. La compétitivité de nos entreprises sera anéantie et le pouvoir d’achat des ménages s’effondrera. L’évidence crève les yeux, mais le doux rêve de l’Expert qui sait tout, il est vrai, atténue les angoisses. Quatre principaux scénarios sont pourtant envisageables : l’inflation ! Moyen de ruiner les épargnants français. De faire fuir les prêteurs étrangers. Machine infernale impossible à arrêter lorsqu’elle est lancée. Et probablement exclusion de l’Euro, notre monnaie unique.

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samedi 6 juin 2009

Crise : on ne nous dit pas tout !

TRIBUNE LIBRE :

Les chroniques de Jacques Attali dans l'Express sont toujours intéressantes et piquantes ! Ce sont les bonnes questions qui sont soulevées, sans crainte et en toute transparence ! Je vous propose de découvrrir celle publiée cette semaine qui roule sur l'après-crise. Vous verrez que selon Jacques Attali, toutes les mesures n'ont pas été prises pour nous extraire de ce marasme et qu'une fois encore, la démagogie et les belles paroles qui n'engagent à rien ont primé sur l'efficacité et le bon sens ! Si nous ne renversons pas très vite la vapeur, nous courons au désastre ! Que doit-on attendre de l'Europe, à la veille d'un scrutin important ? Quelles sont les menaces réelles qui planent sur nous?

Je vous laisse parcourrir ce texte et attends avec impatience vos commentaires !

Passer aux choses sérieuses

Par Jacques Attali, publié le 02/06/2009 15:34 - mis à jour le 03/06/2009 15:36

"Contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire, la crise s'approfondit : aux Etats-Unis, tous les déficits augmentent, les défauts des banques s'aggravent et, même si Wall Street est en hausse, sa valeur est encore inférieure de 40 % à celle d'octobre 2007. De plus, chacun murmure, dans les cercles informés, qu'il faut s'attendre à d'autres tsunamis : sur les crédits immobiliers privés, sur les cartes de crédit et sur l'immobilier commercial.

Pour y répondre, les Etats-Unis, dans un pari fou, investissent l'argent qu'ils n'ont pas dans les secteurs de pointe. Et la Chine, dans un pari tout aussi audacieux, abandonne tout espoir d'une reprise de ses exportations vers l'Amérique et investit 20 % de son PIB, dans une relance gigantesque, en infrastructures internes. L'Europe, elle, ne fait rien. Paralysée par son histoire et par ses prudences, elle préfère croire que la crise va se régler d'elle-même. Ayant tout misé sur une réforme de la gouvernance mondiale, dont la comédie de Londres n'a naturellement pas accouché, elle semble désormais attendre que le marché sorte de sa poche un remède miracle. Privée de dirigeants audacieux à Bruxelles, l'Union ne se donne aucun moyen nouveau, ni pour protéger ses banques ni pour relancer ses secteurs de pointe. 2008 et 2009 resteront comme les années du néant européen. L'euro lui-même ne résistera pas à un tel choc. Il est temps pour la France de comprendre qu'à ce rythme-là le pire est presque certain : un marché immobilier en baisse, une surcapacité de production dans les grands secteurs, une récession en 2009, 2010 et même 2011. Le chômage dépassera les 3,5 millions de personnes ; le déficit budgétaire atteindra, malgré tous les maquillages, 8 ou même 10 % du PIB, sauf augmentation massive des impôts, ce qui sera de plus en plus difficile avec l'approche de l'élection présidentielle. Les élites scientifiques et techniques se révolteront ou partiront, écoeurées par la révélation des fortunes faites dans la finance. Il faut affronter une réalité difficile et la répéter tous les jours, jusqu'à ce qu'on la comprenne : si le pouvoir politique n'agit pas de façon véritablement révolutionnaire, la récession est là pour au moins dix ans, qui débouchera sur un décrochage de l'Europe et de la France, à jamais distancées par les pays qui auront compris l'importance des bouleversements en cours. Agir, c'est donc relancer massivement l'industrie par des dépenses clairement ciblées sur les secteurs d'avenir : la santé, l'énergie, l'agriculture, les infrastructures, l'environnement, les nouveaux matériaux, les logiciels, les nanotechnologies, les neurosciences, les services de pointe et les industries culturelles. Et, pour cela, augmenter significativement les salaires des chercheurs, des professeurs, des médecins, des ingénieurs, c'est-à-dire de tous ceux qui, par leur créativité, apportent au pays. Au détriment, si nécessaire, des revenus et privilèges de ceux qui les dirigent, les financent ou les distraient. Agir, c'est aussi accepter provisoirement des déficits ciblés pour financer ces dépenses d'avenir. C'est promouvoir de nouveaux modèles d'entreprises, plus soucieux du long terme, proches de ceux des ONG et des services publics. C'est orienter la finance vers la prise de risque dans les secteurs de long terme et non vers le profit pour compte propre. Ce n'est pas d'un nouveau plan de relance dont nous avons besoin, mais d'une véritable prise de conscience des urgences culturelles et politiques. Et en particulier d'une remise en cause radicale de la répartition des pouvoirs entre ceux qui créent et ceux qui financent, condition, une fois de plus, de notre survie."

dimanche 22 mars 2009

Mea culpa !

Une erreur s'est en effet glissée dans ma tribune ! Pardon aux blogueurs et merci à Wikio de sa réaction! Notre blog est certes, une référence... mais pas moi, la preuve ! A très bientôt, Véronique

samedi 21 mars 2009

Les blogs, objets rédactionnels bien identifiés

L'hérétique propose une comparaison tout aussi audacieuse et plaisante que dérangeante entre les ventes réalisées par la presse quotidienne et l'audience des blogs! Ces objets rédactionnels encore bien curieux sont effectivement influents! Sont-ils des concurrents acharnés de nos journaux, leur aiguillon salutaire ou leur complément idéal? Sans doute un peu des trois puisque les grands groupes ont réagi en ouvrant des sites internet communautaires, interactifs, accueillant, de plus en plus, les chroniques et tribunes libres émanant du public. Cette émulation peut être bénéfique aux blogs comme à la presse, en termes, notamment, de traitement de l'information. Au programme, impertinence, fraîcheur, pertinence et rigueur! Un retour aux sources dont nous ne pouvons que nous féliciter! Après tout, "les faits sont sacrès mais les commentaires sont libres". Nous attendons avec impatience vos commentaires!

lundi 9 mars 2009

Mes week-ends, vous avez dit week-ends?

Une anthologie du jazz pour Le Monde, une bibliothèque idéale, signée jean d'Ormesson pour le Figaro. Un régal culturel et de douces soirées en perspective ! Nos quotidiens débordent d'imagination et d'idées pour nous séduire, nous, les durs de la feuille, les intoxiqués de la souris et du web 2.0 ! Encore plus astucieux, ces suppléments d'âme, de mots et de notes sont proposés le jeudi et le vendredi ! Personnellement, j'adore les nouveautés et, me connaissant, ces petits bijoux vont accompagner mes fins de semaine studieuses, entre blog, repassage et brunch!

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