Secrétaire général de l’Elysée puis Ministre des Affaires étrangères, Jean François‑Poncet, Sénateur du Lot et Garonne, livre d’une plume alerte et élégante une « chronique impressionniste et personnelle » de près d’un demi-siècle de diplomatie française. Réconciliation franco-allemande, étapes successives de la construction européenne, conflit israélo-palestinien, relations Est-Ouest, indépendance de Djibouti, intervention soviétique en Afghanistan, installation d’une république islamique en Iran, guerre Iran-Irak, chute du mur de Berlin et réunification allemande figurent parmi les pages de l’histoire des relations internationales évoquées par un de ses acteurs les plus clairvoyants.
C’est probablement à l’Allemagne que l’auteur consacre les passages les plus forts de ses mémoires. Dans le chapitre « L’Allemagne terrible de mon enfance », il rend hommage à la capacité d’analyse et à la sagacité de son père, ambassadeur à Berlin et germaniste averti, qui avait très tôt compris les dangers de « la mise au pas de tout un peuple (et des) gesticulations guerrières du régime qui s’installait solidement au pouvoir », en un mot qui avait saisi le sens de l’« implacable machine de guerre » mise en place par les Nazis. « Toute l’énergie que mit mon père à sonner l’alarme fut vaine », déplore le Sénateur, qui se demande à cette occasion si « l’incapacité de prendre en temps utile la mesure des défis » ne serait pas « l’une des caractéristiques les plus préoccupantes de notre tempérament national ».
Comme il est rassurant et lâche de tenir un discours d’angoisse et si souvent manichéen ! Oui, tout va mal, tout s’effondre. Ne nous voilons guère la face, nous connaissons la fin d’un cycle et nos structures traditionnelles s’effritent et vacillent. Pour le meilleur ou pour le pire ? Nul ne le sait mais un nouveau monde surgit, porté par trois révolutions majeures : la mondialisation de l’économie, l’émergence d’un sixième continent, le cyberespace et l’accès aux mécanismes du vivant, à notre patrimoine génétique.
Il n’y va pas par quatre chemins Patrick Jarreau dans le Monde de ce soir. Il pose tout à trac la question du scrutin cantonal auquel de nombreux conseils généraux tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Ma culture en la matière est plus rurale qu’urbaine, aussi la diversité de nos visiteurs devrait nous permettre de recueillir des avis différents et fondés sur des convictions et des raisonnements que nous serons tous heureux de découvrir. A vos claviers et merci de nous donner votre sentiment, après lecture de l’article :
« Pour toi, Cher Alain, ce clin d’oeil amical en signe de fidélité. Chaleureusement, L. » : voila ce que mon ami Luc Ferry m’écrit en m’offrant son dernier livre « La sagesse des Mythes, Apprendre à vivre – 2 ». Sans doute parce qu’il est toujours bon de rester Sage !
Jean-Yves Larraufie, Benjamin Huteau sont ingénieurs-élèves en troisième année de la formation des Corps Techniques de l’Etat à l’Ecole nationale supérieure des mines de Paris. Ils ont rédigé un mémoire sur les pays nordiques, et en particulier la Suède, dans le cadre de leur projet de fin d’étude. Vous pourrez lire la note de dix pages qui est une ébauche du mémoire sur lequel ils avaient bien voulu me consulter. Ils me font aujourd’hui l’immense honneur de m’offrir
A lire,