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De la webcampagne à la « lifecampaign »

Nous voici parvenus au terme de la Webcampagne que jai initiée pour la 2ème circonscription de Paris.

Jessaierai de dresser un petit bilan de lintérêt porté par les réseaux sociaux à la campagne présidentielle.

Sagissant des législatives, je ny crois pas vraiment.

La leçon des présidentielles est très claire : les réseaux sociaux amplifient et donnent de lécho aux informations, mais sans en créer vraiment. Ils battent le tambour des slogans mais ne fécondent pas didées nouvelles. Ce nest dailleurs pas un reproche mais un simple constat. Leur format court sy prête dailleurs mal. Comme relais des blogs, ils ont joué un rôle utile. Et la presse sest bien organisée pour fédérer les billets intéressants issus des blogs.

Sagissant des législatives, nous verrons comment faire.

Pour ma part, je soutiendrai la candidature dAnne-Sophie Godfroy qui portera les idées du « Centre pour la France » défendues par François Bayrou, lors de la présidentielle. Son profil duniversitaire correspond parfaitement à cette magnifique circonscription traversée par tant de lieux de savoirs et d’excellence.

Je fais totalement confiance à Anne-Sophie pour défendre nos valeurs et convictions profondes. Je citerai le nécessaire redressement de nos finances pour protéger lavenir de notre société, le produire en France pour résorber le chômage, lEurope pour un grand dessein. je n’oublie pas la moralisation de la vie politique minée par ses mauvaises pratiques.

Puis, et ce n’est nest pas une mince affaire, je sais aussi quelle contribuera à relever le niveau de cette campagne : celle pour la présidentielle ayant singulièrement manqué de hauteur.

Je lui sais gré de mavoir permis de méviter une candidature qui, malgré toute la pédagogie déployée, na pas été perçue positivement dans lOrne. Ce qui reste dommage car louverture vers lextérieur est la chance de la province.

De toute manière, en tant que citoyens, nous sommes tous invités à participer à la vie de notre circonscription !  Alors, tous derrière Anne-Sophie et vive le pluralisme en politique !

Après la courbe de Laffer, celle de Lambert : Quand la France deviendra-t-elle un pays démocratique ?

Les lampions de la fête présidentielle sont à peine éteints que la dure réalité vient effacer les rêves. En matière de finances publiques, la campagne nous a bercé de controverses inutiles sur le chiffrage des « mesurettes » annoncées au gré des meetings. Aucun média n’a voulu nous parler du seul acte qui comptait « le programme de stabilité » car il résumait en seul document les prévisions de croissance, les intentions de dépenses, les espoirs de recettes, l’aveu des déficits et de la dette de chaque candidat.

Le nouveau Président n’est pas installé qu’on ne rebat déjà les oreilles des surprises que la Commission européenne va lui révéler, mais nous les connaissions toutes ! La vérité est que les élections sont un spectacle trop divertissant pour le gâcher par des informations austères.

Comme il ne faut jamais désespérer, espérons enfin que les vrais sujets seront enfin traités pour les législatives et que les Français pourront voter en toute connaissance de cause et pour des candidats qui devront prendre la réalité en compte.

La démocratie commande que les candidats aux élections présentent leurs prévisions économiques et financières avec sincérité.

L’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 indique d’ailleurs que « tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes, ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée « .

Or, comment pourrait-il en être ainsi si les informations (relatives au passé et à l’avenir) dont bénéficient les citoyens et leurs représentants, et qui éclairent les décisions de ces derniers, ne sont pas sincères ? Ou ne reflètent pas l’image fidèle de la réalité ? La sincérité budgétaire est un principe fondamental de la démocratie, qui suppose que les gouvernements passés, présent et futurs ne manquent pas à l’exigence de vérité avec la Nation et ses représentants.

C’est pourquoi la campagne présidentielle, s’agissant des finances publiques, aurait dû être un moment de vérité absolue. Un face à face sincère entre les candidats et le Peuple afin que celui-ci sache comment ceux-là se promettaient de le gouverner, ce qu’ils comptaient faire du fruit de son travail et, pourquoi pas, quelles sanctions ils s’appliqueront à eux-mêmes s’ils ne respectaient pas leurs engagements.

Parfois les candidats se mentent à eux-mêmes, et mentent consciemment ou non au Peuple qui les croit. Particulièrement en matière de finances, où la tentation est grande de s’offrir des hypothèses de croissance trop optimistes. On voit bien qu’en période électorale, prévoir l’abondance rend tout réalisable alors que la pénurie rend l’exercice difficile !

Le débat sur les prévisions est donc impossible, puisque, par nature, la prévision est aléatoire.

C’est pourquoi il est plus raisonnable de retenir « une convention » sur l’hypothèse de croissance probable pour départager la capacité des candidats à atteindre leurs objectifs. La « convention » relative aux prévisions de croissance du FMI, organisme international indépendant et non soupçonnable d’intervenir dans les élections politiques nationales, peut jouer ce rôle en toute neutralité.

Traduire, sur des tableaux facilement lisibles, les différences entre les prévisions du FMI et celles qui peuvent être déduites des programmes des 2 candidats en lice m’avait semblé un exercice, non seulement instructif, mais aussi d’une importance capitale, pour éclairer les électeurs que nous sommes sur la façon dont chacun des deux envisageait de nous éviter la faillite.

J’y ai renoncé car la presse semblait se désintéresser du sujet, préférant faire un évènement chaque jour du chiffrage des « mesurettes » annoncées chaque jour par les candidats pour amuser la galerie.

Le premier tableau qui peut être examiné et commenté est celui relatif à l’évolution du PIB, c’est-à-dire de la production nationale sur la période du quinquennat qui va commencer.

La courbe verte (FMI) et la bleue (Sarkozy) se confondent presque puisque les sources sont identiques. Il sera utile de savoir si l’UMP les confirme ou non, dès lors que la Commission européenne vient de les réviser à la baisse. François Hollande s’offrait déjà un surplus théorique de 39 Mds€ qui permettait de laisser espérer des recettes aujourd’hui inatteignables. A noter que la prévision de François Bayrou (en bleu) était plus raisonnable et qu’elle est en ligne avec celle récente des autorités européennes.

Le 2ème tableau utile à examiner est celui des dépenses puisqu’elles dépendent presque intégralement de la volonté des gouvernants, et qu’il leur appartient de maitriser pour éviter à la dette de s’envoler.

Là encore les courbes FMI/Sarkozy se confondent à raison des sources identiques. François Hollande prévoit à l’horizon 2016 de dépenser plus de 66 Mds€ au-delà de ce que ce prévoit le FMI, et 200 Mds€ de plus qu’en 2011. A ce stade, il prévoit de dépenser plus et plus vite que durant le quinquennat qui s’achève. A noter que François Bayrou était encore le plus vertueux puisqu’il s’interdisait de dépenser 50 Mds€ de moins que ses concurrents.

Le tableau que la logique appelle à examiner ensuite est celui des recettes car il révèle le niveau de prélèvements que chaque candidat envisage de ponctionner sur les entreprises et les ménages.

La courbe du FMI était la plus prudente, après celle de François Bayrou qui estimait déjà que la croissance faible ne permettrait pas de prélever plus de 1.201,7 Mds€, considérant qu’il serait raisonnable de ne pas prélever plus, en pourcentage, qu’en 2011. Nicolas Sarkozy envisageait de prélever 30 Mds€ de plus en 2016. Quant à François Hollande, il se proposait de lever, lui, 78 Mds€ de plus que ne le prévoit le FMI et 288 Mds€ de plus qu’en 2011, soit 75% de l’accroissement envisagé de notre PIB.

Le tableau qui s’impose ensuite est évidemment le solde, la différence entre les dépenses et les recettes. C’est-à-dire le déficit !

Les prévisions du FMI sont assez anticipatrices car elles prévoyaient déjà que la France, à l’horizon 2016, serait toujours à 31 Mds€ de déficit. Sa trajectoire est linéaire, et constatait que le 3 % ne serait pas atteint en 2013 alors que celle des candidats tenait compte de cette obligation. Le président sortant prévoyait d’être à l’équilibre en 2016 et François Hollande d’être à 20 Mds€ de déficit. Aucun des deux ne l’aurait été ou ne le sera. Sauf, une fois encore François Bayrou avait fait les anticipations nécessaires en créant une trajectoire (celle du bas) qui permettait d’aller plus vite si nécessaire.

Le tableau suivant est naturellement celui de la dette, celle-ci étant alimentée chaque année par le déficit.

La courbe du FMI faisait déjà peur car elle traduit un endettement massif à plus de 87% du PIB, pour s’élever en nominal à 2.080 Mds€. Nicolas Sarkozy promettait d’être à 1.939 Mds€ et François Hollande à 2.015 Mds€ soit près de 300 Mds€ (298) de plus qu’en 2011. Les dernières prévisions de la Commission vont encore aggraver ces prévisions. Là encore, François Bayrou avait pris ses dispositions pour reprendre la maîtrise de notre dette.

Les chiffres sont parfois menteurs : Pour montrer à quel point les chiffres peuvent parfois être menteurs, je m’étais appliqué à projeter les trajectoires de François Hollande et Nicolas Sarkozy à partir des hypothèses raisonnables de croissance de François Bayrou, il en résultait qu’aucun des deux ne respectait nos engagements européens, que le déficit excessif subsistait et que la dette s’envolait de manière affolante. Vous pourriez voir le fichier PDF qui résume l’exercice. Cela n’a intéressé évidemment personne. Les prévisions de Bayrou sont celles désormais retenues par la Commission européenne, et le PS et l’UMP vont devoir nous dire comment ils résolvent l’équation.

La morale de l’histoire est qu’il serait anti démocratique d’envisager des élections législatives sans connaitre la trajectoire soutenue par chacun des candidats. J’en appelle à la presse qui s’est refusée à parler du programme de stabilité qui est pourtant le support de nos engagements européens, le thermomètre de la santé de l’Euro, qui est le document qui va devoir être corrigé par la France et rebâti sur des bases sérieuses et réelles J’espère que ce sera l’occasion d’un beau débat démocratique.

Choisir !

En politique, le plus difficile est de choisir. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle existe.

Joint par Ouest-France, hier soir, après la conférence de presse de François Bayrou, je leur ai communiqué ma décision de ne pas, au final, être candidat à Paris.

Cette décision a été prise avec François Bayrou, après consultation de nombreux Conseillers généraux et amis Ornais, et elle est probablement la meilleure. J’en ai également informé François Fillon avec qui je n’ai jamais cessé d’être en contact régulier.

Mon soutien à François Bayrou est entier. Je veux, avec lui, détruire le mur de Berlin qui sépare la France de gauche et celle de droite. Jamais, je n’adhérerai à cette division simpliste, réductrice et stérile.

Je continuerai donc à travailler à ses côtés sur son concept de Centre pour la France.

Cela justifie-t-il pour autant une candidature sous ses couleurs à Paris ?

La tentation était grande car la 2ème Circonscription de Paris est emblématique de la France, par l’histoire qu’elle porte, par les candidats qui s’y présentent, et surtout  par les réseaux  politiques,  artistiques, intellectuels, et administratifs  qui traversent ces trois arrondissements de la deuxième circonscription, les 5ème, 6ème et 7ème. Même sans aucune chance  véritable d’être élu, pénétrer ces réseaux à l’occasion d’une campagne sans illusions me semblait, continue de me sembler, un trophée fort utile à rapporter dans mon département. 

Mais la raison qui empêche François Bayrou de s’y présenter lui-même, m’empêche, également,  au final de présenter ma candidature : cette raison c’est  le danger d’être perçu comme  celui qui s’éloigne, pour ne pas dire qui abandonne,  les électeurs de sa base provinciale. Ce n’était pas mon intention, bien au contraire, mais déjà les échos qui  m’en parviennent de plus en plus forts, de plus en plus insistants, de plus en plus urgents, résonnent de cette inquiétude. Alors il me faut rassurer.

Je ne serai donc pas candidat. Je suis et reste entièrement dévoué au service des Ornais, et ne me séparerai  d’eux que lorsqu’ ils le choisiront ou que nous le déciderons ensemble.

Cela étant, je ne me tairai pour autant.

NON. L’ élection de François Hollande n’a pas réglé les problèmes. Ils ne font que commencer.

C’est pourquoi je resterai, dans le domaine des finances publiques, une sentinelle permanente, veillant à ce que l’essentiel soit préservé. Et je lancerai un cri d’alarme chaque fois que l’avenir de la France me semblera menacé.

Je n’obéirai à aucune consigne ni réflexe partisan.

Ce n’est plus mon registre.

Je veux être utile.

Et pour cela comptez sur moi, dans l’Orne, et à Paris !

L’UMP se convertirait-elle aux fatwas ?

L’intolérance, la vengeance, la rancoeur, la haine sont des cancers mortels pour notre démocratie. La « fatwa » lancée par l’UMP contre François Bayrou est une atteinte aux valeurs de respect de la diversité pourtant placée au fronton du programme de ce parti. Cette diversité s’applique à toutes les formes de vies, végétales, animales, humaines, sociales, et normalement s’interdit l’oppression des minorités. Sauf en politique, apparemment.

Sanctionner François Bayrou, c’est punir les 3 millions d’électeurs qui ont voté pour lui au premier tour.

Si l’UMP prétend faire perdre à François Bayrou une circonscription, combien les centristes peuvent-ils en faire perdre à l’UMP ?

Avec ces méthodes, chacun y perdra, et la démocratie en premier. Comment rassembler les Français, face aux difficultés terribles qui les attendent, si les partis commencent par inciter à la guerre ? Qui sème le vent récolte la tempête.

Carnet de route – 8 mai 2002 – 10 après en dédicace au prochain ministre du budget

Au temps où je pensais avoir du temps, j’envisageais de relire pour vous quelques carnets de route de la période où j’ai siégé au gouvernement. Non pas par nostalgie, c’est si loin maintenant, mais pour tirer quelques enseignements qu’une expérience aussi riche peut offrir. Puis raconter toute une série d’anecdotes peut intéresser éventuellement le lecteur notamment sur le fonctionnement des institutions. C’est un peu long. Toujours pas très bien rédigé car je n’ai jamais relu ce texte. Cela mériterait d’être poli, dépouillé des détails inutiles pour donner plus de rythme au récit. Comme nous sommes le 8 mai, c’est le dixième anniversaire, je vous le propose toujours brut de décoffrage. Le prochain ministre du budget pourrait le relire utilement afin de se préparer à avoir le meilleur décret d’attributions possible. Tout son exercice en dépendra. C’est le moment où tout se joue.

Vous verrez dans les dernières lignes du récit que l’audit des finances publiques est une figure imposée de cette période !

Lire le carnet de route…

Ordonner le changement pour que vive la démocratie

Les Français ont exprimé leur volonté de changement. Cette volonté a sanctionné, davantage que son bilan, le style d’une présidence effervescente, querelleuse, immature, oublieuse des belles idées qui l’avaient fait naître.

Sachons accueillir les résultats avec respect. On ne peut se prétendre démocrates et conspuer ceux qui votent. Accueillir c’est accepter de bonne foi le verdict des urnes et s’organiser pour participer, dans la mesure de ses moyens et de ses compétences, sans rancune ni rancœur, à la construction du futur. Et ce futur commence demain, dans la préparation des législatives qui seront le 2nd rendez-vous démocratique offert aux Français.

Le temps n’est donc pas aux regrets ni aux recherches amères des responsabilités. C’est la construction d’un avenir serein, apaisé et solidaire pour la France qu’il nous faut préparer

Cette alternance nous commande de mettre à jour notre logiciel de fonctionnement politique. L’affrontement manichéen gauche / droite, le plus confortable pour les acteurs politiques, est aussi le plus trompeur et le plus pénalisant pour les peuples.

Je propose de nous appuyer sur ce changement pour réaffirmer les convictions qui fondent mon engagement, depuis presque 30 ans.

Non, la vérité, la sagesse, la responsabilité ne sont pas le monopole d’un seul camp.

Non, la France n’est pas traversée par deux seuls courants de pensées.

Non, la démocratie n’est pas une simple juxtaposition voire un match permanent entre ces deux courants, mais elle incarne d’abord le dialogue et parfois le compromis entre tous les courants républicains lorsque la situation n’offre plus qu’un seul chemin possible, celui du redressement.

Nous devons donc saisir ce moment démocratique pour réaffirmer nos convictions et raviver notre courage pour les défendre.

Ma conviction profonde est qu’il existe chez les Français une aspiration vers une politique indépendante de tout esprit de parti. Il est rare qu’elle lui soit offerte, mais il est utile de rappeler que cette aspiration existe, notamment chez ceux qui ne sont pas en charge d’intérêts partisans. Oui, l’immense majorité de ceux qui nous marquent leur confiance et parfois leur affection en politique, appartiennent à des courants parfois très différents. Oui, les liens qui unissent les électeurs à leurs élus sont souvent nourris de sentiments d’attachement réciproque. Oui, en dépit des passions politiques acharnées à tout dénaturer, les ambitions personnelles peuvent être domptées pour ne viser qu’un seul but : servir son pays, sans jamais accepter d’être l’homme d’un parti.

Oui, l’avenir ne se construit pas sur la critique systématique de ce que pensent les autres.

Oui, on peut accorder à chacun la présomption qu’il a toujours agi sous l’inspiration de sa conscience et des responsabilités qui lui incombaient.

Oui, lorsque l’essentiel est en jeu, un Pays ne peut vivre que si chacun renonce à ses mesquines rancunes rétrospectives.

Les Français ont choisi un nouveau Président. Même si je ressens la douleur de me trouver en discordance avec de vieux et fidèles amis, je pense que les idées modérées gagneront en précision et en reconnaissance en s’éloignant du style politique qui vient d’être rejeté.

Les idées modérées ne sont pas fades. Elles portent en elles des ferments déterminants, le respect de la personne humaine,la volonté de rassemblement dans l’honneur, la justice, et la paix. Elles jouent et sont appelées à jouer un rôle pacificateur dans cet univers dégradé et divisé. Elles sont compatibles avec toutes les personnes de bonne foi de tous les partis pour constituer une nouvelle majorité d’idées.

Je ne suis pas naïf. Ceux qui gagnent les élections succombent à l’envie naturelle de consommer jusqu’à la lie les attributs de leur victoire. Il ne s’agit pas d’attendre d’eux bienveillance ou courtoisie. Les partis politiques ne connaissent pas ces manières. Il ne faut ni s’en étonner, ni s’en émouvoir, c’est la condition réservée à ceux qui choisissent de servir leur pays en dehors d’eux, qui refusent d’être en leurs mains l’instrument docile de leurs passions.

Mais les périodes électorales sont une chose, le gouvernement de la France pendant 5 ans en est une autre. C’est moins à la classe politique de gauche comme de droite qu’il faut s’adresser, mais plutôt à la France au-dessous d’elles. C’est-à-dire au Pays, aux électeurs qui veulent chaque jour davantage vivre en démocratie dans la paix politique. La démocratie pour tous, pour leurs contradicteurs comme pour eux-mêmes. C’est bien ainsi que j’entends la démocratie et que je conseille à tous mes amis de la pratiquer. C’est en ces termes que je souhaite être entendu des Français. Il ne s’agit pas non plus que naissent des malentendus pour les prochains scrutins, au point de perturber les électeurs au point de tout confondre, et de risquer de faire échec aux idées qui nous sont les plus chères. C’est aux personnes de bonne foi que nous devons nous adresser. A tous ceux qui ont voté pour leur candidat mais qui veulent aujourd’hui l’apaisement.

C’est dans cet esprit qu’il faut préparer des législatives autrement. Sans guerre des partis. Sans querelles de personnes. Sans règlement de comptes. Avec le seul souci de constituer une Assemblée Nationale, pas aux ordres du nouveau Président, mais suffisamment modérée pour calmer les ardeurs autant de ses alliés les plus excessifs comme de ses ennemis plus enragés. Il nous faut une Assemblée dont la couleur majoritaire soit pour la droite une alliance démocrate, sociale, libérale et européenne et pour la gauche une sociale démocratie. Et que les deux travaillent ensemble au redressement du Pays pendant au moins la moitié de la législature. Après, il sera bien temps qu’elles retournent à nouveau à leurs réflexes partisans.

Voilà le programme que je vous propose de bâtir tous ensemble dès demain matin, dans l’Orne, à Paris, et en France.

Ordonnons ensemble le changement pour que vive la démocratie.

François Bayrou ouvre la voie à la renaissance d’un centre autonome et indépendant

François Bayrou, en dévoilant son vote en faveur de François Hollande au 2ème tour de la présidentielle, a osé l’indépendance et s’est montré courageux et constructif.

Courageux, car il n’est jamais facile de se soustraire aux antiques conformismes politiques. Courageux, parce qu’il devait être démontré, dans des circonstances solennelles, qu’il n’est pas fatal qu’en France le Centre soit indéfiniment un supplétif de la droite. Il rompt, le premier, et quasiment seul, avec cette allégeance systématique à une droite devenue aveuglément dominatrice. Qu’un ancien parti politique, le RPR, aussi estimable soit-il, se soit emparé progressivement de toutes les fonctions dirigeantes du Pays, ne laissant à ses alliés que la faveur de le servir, pour les perdre successivement toutes au profit de la gauche, témoigne d’un sidérant égarement.

François Bayrou a payé le prix de son indépendance en refusant, depuis 10 ans, toutes fonctions gouvernementales. Il invite aujourd’hui sa famille de pensée à s’émanciper. A se lever et à affirmer devant les Français que l’avenir de la France passe par une exigence plus haute qu’un confort électoral. Il mérite notre respect.

J’entends déjà les critiques qui s’abattront sur lui. Peu importe. L’UMP n’a jamais voulu entendre la voix de ceux qui l’ont mise en garde depuis si longtemps contre les risques qu’elle encourait à soutenir, contre toute évidence, un président ayant gâché sa chance et celle qu’il représentait pour la France. Le résultat qui s’annonce était prévisible, attendons-nous dimanche soir à un concours de surprises hypocrites et feintes.

De même, si François Hollande s’imagine que demain le parti socialiste sera seul légitime pour servir la France pendant 5 ans. Il se trompe. La situation du Pays requiert au contraire de mobiliser toutes les forces modérées prêtes à faire taire leurs égoïsmes pour partager les efforts nécessaires. Si le parti socialiste se conduit comme l’UMP il connaitra, plus vite encore, le
même sort.

La voie ouverte ce soir par François Bayrou est constructive. Elle nous invite à oser l’indépendance, à sortir de nos réflexes partisans, à dominer nos peurs, à nous unir pour reconstruire la force politique centrale qui servira demain de pont entre la France qui ne croit qu’à la gauche et celle qui ne croit qu’à la droite. Le parti de ceux qui ne se résigneront jamais à la division du Pays en deux et qui sont prêts à lui offrir le meilleur d’eux-mêmes pour qu’il retrouve sa place, en Europe et dans le monde.

Bercy, c’était il y a 10 ans déjà : quels enseignements et quelles semences d’avenir?

Alain Lambert a accordé à L’Orne Hebdo, une interview-vérité. Il n’a pas été question que des élections présidentielles, puisque le sujet était sa nomination comme ministre du budget… C’était il y a 10 ans déjà !

Quels souvenirs conserve-t-il de cette expérience? Quels enseignements en retire-t-il ?

En toute franchise, et comme à son habitude, Alain Lambert nous fait partager ses joies, ses espoirs mais aussi ses déceptions. Il raconte les circonstances très particulières de sa nomination, évoque avec plaisir l’équipe qui l’entourait alors, se félicite de la puissance de l’administration au sein de ce ministère à part, qu’est celui de l’Economie et des Finances. Il se réjouit aussi d’avoir pu bénéficier, au cours de ces deux années, d’une vision panoramique de notre pays, d’un état sincère de ses forces et de ses faiblesses. Il a, enfin, été heureux de pouvoir faire avancer et aboutir des projets cruciaux pour l’Orne.

Il est, en revanche, toujours aussi révolté par la complexité du système français et la lenteur du processus de décision. Le co-père de la LOLF dénonce enfin l’énergie gaspillée au vu de la faiblesse des résultats atteints mais aussi les nombreux freins que nous mettons-nous-mêmes à la compétitivité de notre pays.

Comment bâtir l’avenir de la France, alors ? En oeuvrant tous ensemble à la satisfaction de l’intérêt général, en refusant le monopole des égocentrismes, en soutenant le beau risque d’entreprendre, en renonçant à l’assistanat, en créant des formations adaptées aux besoins des entreprises et amenant à l’emploi.

Mais rien n’est possible sans fondamentaux solides et ces fondamentaux, ce sont des finances publiques saines et un retour des plus rapides à l’équilibre budgétaire.

Comment y parvenir ? C’est très simple, notre hôte a déjà mentionné dans son blog une méthode de redressement viable, la stabilisation des dépenses en valeur qui éviterait des coupes aveugles dans le budget de l’Etat et l’introduction d’une règle d’or dans la Constitution mais pas celle du Gouvernement. Lors de la réforme de 2008, il n’avait pas été écouté.

Pour boucler le budget de l’Etat, pourquoi ne pas partir sur des « conventions » de croissance proches de la réalité ? Et si le redressement de la France passait par ces petits gestes simples ? Il est toujours étonnant de voir nos responsables politiques annoncer des pévisions de croissance astronomiques quand l’INSEE ose un 0.5%. Pour pouvoir dépenser l’argent que nous n’avons pas ? Nous réaliserions déjà, mécaniquement, de substantielles économies si nous nous basions sur une croissance nulle ou négative, du moins pour les deux prochains budgets. Nous pourrions alors commencer à combler notre déficit. Quel ménage arrêterait son budget sur une hypothétique augmentation de salaire ou en tenant compte de son autorisation de découvert ?

La réussite de la France est à notre portée, elle doit être notre objectif ! Notre hôte n’a pas dit son dernier mot. Il entend bien continuer à faire entendre sa voix.

Cessons de vouloir faire vivre la démocratie à l’ancienne !

Les circonstances ne nous permettent plus de faire vivre la démocratie à l’ancienne, celle qui dresse les camps politiques les uns contre les autres et qui déchire la France en deux. Telle est l’essence du message qu’a voulu transmettre Alain Lambert dans cette vidéo.

Il a choisi, en toute conscience, de ne prendre part au vote du second tour des élections présidentielles qu’avec un bulletin blanc. Il s’agit, à ses yeux de faire entendre sa voix, de proposer une autre vision et surtout une autre pratique de la démocratie qui n’emprisonnerait pas les électeurs dans un duel entre (deux) candidats au second tour.

Les difficultés qui s’annoncent, le redressement nécessaire de nos finances publiques commandent de bousculer nos schémas actuels consacrés par la Constitution de 1958 modifiée en 1962. Il est temps de faire bouger les lignes, dans l’intérêt de la France, pour assurer son avenir !

Communiqué de presse relatif au 2ème tour des Présidentielles.

Je suis chaque jour interpellé sur le 2ème tour de la présidentielle. Il ne sert à rien d’attendre plus longtemps pour répondre car la tournure de la campagne ne m’inspire rien d’enthousiasmant pour la suite.

J’ai donc publié, ce soir, un communiqué qui précise sans ambiguïté les sentiments qui m’habitent et la décision que j’ai prise de ne pas participer au vote, autrement que par un bulletin blanc, ne souhaitant cautionner ni la candidature de l’un ni le programme de l’autre.

Cliquer ici pour lire le communiqué

 

Augustin de Romanet dit non aux 30 douloureuses !

Grand serviteur de l’Etat, spécialiste des finances publiques, Augustin de Romanet vient d’achever son mandat de Directeur général de la Caisse des Dépôts. J’ai eu la chance de l’avoir comme Directeur de cabinet à Bercy.

S’il prend aujourd’hui la plume, c’est pour nous éviter les « trente douloureuses », le sacrifice de toute une génération sur l’autel de l’irresponsabilité. Il signe ici une réflexion profonde et sincère sur la crise que nous traversons liée à notre déficit abyssal et sur les moyens de réhabiliter la décision publique.

Très concrètement, si nous voulons nous en sortir et bâtir sereinement l’avenir, il est impératif et urgent de recréer un lien de confiance entre les dirigeants politiques et l’opinion, redonner à l’Etat son rôle de stratège et de remettre la finance au service de l’économie.

Au-delà de l’analyse fine d’un monde tourmenté qui nous est proposée dans cet ouvrage, Augustin de Romanet entend délivrer à la France, un message d’espoir, l’inviter à faire rimer audace et raison.

À lire absolument.

Non aux 30 douloureuses, l’Etat n’a pas de temps à perdre, Augustin de Romanet, éd. PLON, 263 pages, 20€

Le blog fête son 3000ème billet

C’est une preuve de constance et donc une très belle victoire pour Alain Lambert qui s’est lancé dans la blogosphère en 2005. Avec des Podcasts audio, des vidéos, des billets d’humeur et d’humour, celui qui fut longtemps le sénateur geek a su transformer l’essai et montrer que le web 2.0 pouvait être l’allié d’une démocratie tonique !

En faisant un bref retour en arrière, on se rend-compte qu’il y a matière à méditer pour les futurs gouvernements pour ce qui est d’une meilleure gouvernance de la France.

Nous vous donnons rendez-vous très vite pour le 4.000e billet !

Merci à tous de votre fidélité.

L’équipe du blog d’Alain Lambert

Supprimer aux politiques leur permis de conduire !

Un petit petit grain de sel d’Alain Lambert se retrouve dans les pages de « Challenges » !

Son idée ? Instaurer une sorte de permis de gouverner ! C’est-à-dire soumettre ceux qui ont, selon les mots mêmes de notre Constitution, à « déterminer et conduire » la politique de la France, au risque de se voir retirer leur permis de gouverner comme on retire un permis de conduire aux chauffards…

Lisez la suite de l’article sur le blog de la webcampagne : http://paris2emecirco.fr/

« Il faut veiller à ce que notre société ne se déchire pas »

Depuis Paris, Alain Lambert réagissait, ce 23 avril, en duplex aux résultats du premier tour des élections présidentielles.

Invité à commenter le score élevé du Front National, notre hôte a insisté sur la nécessité pour le corps politique modéré de s’attaquer à cette interrogation protestataire qui se pose à chaque scrutin et qui n’est jamais vraiment traitée. Et surtout, car c’est sa plus grande crainte, de veiller à ce que notre société ne se déchire pas…

Lisez la suite de l’article sur le blog de la webcampagne et découvrez l’interview d’Alain Lambert : http://paris2emecirco.fr/

Alain Lambert en duplex, ce 23 avril 2012, sur France3 Basse-Normandie

Depuis Paris, Alain Lambert réagissait, ce 23 avril, sur France 3 Basse-Normandie aux résultats du premier tour de l’élection présidentielle.

Invité à commenter le score élevé du Front National, notre hôte a insisté sur la nécessité pour le corps politique modéré de s’attaquer à cette interrogation protestataire qui se pose à chaque scrutin et qui n’est jamais vraiment traitée.

Lisez la suite de l’article sur le blog de la webcampagne : http://paris2emecirco.fr/

Que votez-vous au 2nd tour ?

Notre Constitution est un véritable casse-tête pour les électeurs qui n’ont pas la joie d’avoir en lice au 2nd tour le candidat qui a leur préférence. Il est toujours plus gratifiant de choisir que d’éliminer. Et il est évident qu’un deuxième choix comporte toujours plus d’inconvénients qu’un premier.

Lisez la suite de l’article sur le blog de la webcampagne : http://paris2emecirco.fr/